Samedi 24 novembre 2007


Le Maître est parti faire danser les étoiles.


Le chorégraphe Maurice Béjart est décédé. Les hommages affluaient du monde entier jeudi après l'annonce de la mort de Maurice Béjart. D'innombrables personnalités du monde de l'art ou de la politique ont salué la disparition du danseur et chorégraphe français.

Le chorégraphe français Maurice Béjart est mort jeudi 22 novembre 2007 à Lausanne à l'âge de 80 ans. Le monde de la danse pleure la disparition «du plus grand maître de la danse du 20e siècle». Il a non seulement révolutionné la danse, mais a aussi su se faire aimer du grand public.

Attentif à sa compagnie:
Malgré sa santé défaillante, le créateur a suivi quotidiennement jusqu'à son hospitalisation les activités de sa compagnie. Il surveillait en particulier l'avancement du "Tour du Monde en 80 minutes", dont la première est annoncée pour le 20 décembre à Lausanne.


"Le maître a disparu physiquement, mais son oeuvre, son école et sa compagnie vont lui survivre, a indiqué à l'ATS Yvette Jaggi, ex-syndique de Lausanne grâce à qui Béjart est venu s'installer dans la capitale vaudoise en 1987. Dans la compagnie qui porte son nom, l'heure est à la tristesse.

Cérémonie lundi:
Les danseurs et les élèves de la Compagnie Béjart Ballet ont appris la nouvelle jeudi vers 11h00 du matin, a indiqué à l'ATS un membre de la direction. "Tout le monde, une centaine de personnes, est sous le choc", a-t-il expliqué.

Selon les dernières dispositions de M. Béjart, une cérémonie publique sera organisée lundi à 16h00 à la salle Métropole à Lausanne. Mais la compagnie n'aura pas beaucoup de temps pour pleurer la disparition du chorégraphe, car elle part danser la semaine prochaine en Allemagne.

Quant à sa succession à la tête de la troupe, elle est assurée par Gil Roman, directeur-adjoint déjà depuis plusieurs années. "Il reprendra le flambeau", a poursuivi le membre de la direction.

Le défunt laisse plus de 230 chorégraphies. Ce sont autant de pages de son journal intime, des étapes de sa quête d'absolu. Les philosophies orientales, le cinéma ou la littérature habitent son oeuvre. Béjart y parle d'amour, de mort, de voyage, de solitude ou de grands mythes occidentaux: bref de la condition humaine.

Pédagogue exigeant:
Avec des mises en scènes parfois extravagantes, il a emporté l'adhésion du public et l'a familiarisé, non sans mal, à la danse contemporaine comme à la musique concrète. Parmi les interprètes de prédilection de Béjart figurent Jorge Donn, Patrick Dupont, Gil Roman et Sylvie Guillem.

L'enseignement a été un élément essentiel de sa vie. Soucieux de transmettre son savoir, il a notamment créé l'Ecole-Atelier Rudra à Lausanne, école gratuite dans laquelle près de 40 élèves apprennent la danse, la musique, le théâtre ou les arts martiaux.


Maurice Béjart, de son vrai nom Maurice-Jean Berger, était un danseur et chorégraphe français1, né à Marseille le 1er janvier 1927 et mort à Lausanne (Suisse) le 22 novembre 2007. Il a été membre de l'Académie des Beaux-Arts française (section des membres libres) de 1994 jusqu'à sa mort. En hommage à Molière, il a pris comme pseudonyme le patronyme de son épouse, Armande Béjart.

Biographie:
   
Fils du philosophe Gaston Berger, sa mère décède lorsqu'il a 7 ans. Il prend alors des cours de danse sur les conseils d'un docteur pour se fortifier (car il était malingre, mais il est quand même devenu un grand danseur et il faisait des sacrés sauts!!!). Il fait parallèlement ses études secondaires et universitaires et obtient une licence de philosophie. Fasciné par un récital de Serge Lifar, il décide de se consacrer entièrement à la danse. Il rentre à quatorze ans à l'Opéra de Paris et suit les cours de Lioubov Egorova et apprend auprès des danseuses Janine Charrat et Yvette Chauviré, puis avec Roland Petit à partir de 1948.
En 1951, il collabore avec Birgit Cullberg et crée son premier ballet, L’Inconnu, à Stockholm, puis règle L’Oiseau de feu. En 1955, il crée Symphonie pour un homme seul sur une musique de Pierre Henry et Pierre Schaeffer, avec sa première compagnie fondée en 1953, les Ballets de l'Étoile, qui lui vaut les honneurs de la presse et du public.
En 1959, n'obtenant pas l'aide de l'État français pour établir sa troupe dans un théâtre, il quitte la France pour la Belgique où il travaillera durant vingt-sept ans. Á la demande de Maurice Huisman, alors directeur du Théâtre royal de la Monnaie, il crée en 1959 à Bruxelles sa plus fameuse chorégraphie, Le Sacre du printemps. Le contrat temporaire qui lie Béjart à la Monnaie va se transformer en un contrat de plusieurs années et entrainer la naissance du le Ballet du XXe siècle3 en 1960. Béjart va parcourir le monde entier avec celui-ci et initier un vaste public de néophytes à la danse moderne. L'année même de la création de la compagnie, Béjart monte avec la danseuse Duska Sifnios le Boléro de Maurice Ravel qui devient une de ses chorégraphies emblématiques. Après Tania Bari, Suzanne Farrell, Louba Dobrievic, Anouchka Babkine, Angèle Albrecht, Shonach Mirk..., Jorge Donn reprendra le rôle qui sera alors dansé indifféremment par un homme ou par une femme.
En 1966, le Festival d'Avignon s'ouvre à la danse et invite Maurice Béjart et son Ballet du XXe siècle à se produire dans la cour d'honneur du Palais des Papes.
En 1987, il s'installe en Suisse et fonde à Lausanne une nouvelle compagnie, le Béjart Ballet Lausanne.
Tant au Ballet du XXe siècle qu'à Lausanne, Béjart accueille des danseurs de haut niveau, de toutes nationalités. S'attachant à réhabiliter la danse masculine, il exige de ses interprètes une parfaite maîtrise de la danse académique et une grande faculté d'adaptation aux courants néoclassiques. Adepte d'un spectacle total, il mêle les univers musicaux, lyriques, théâtraux et chorégraphiques, mettant en valeur les qualités individuelles de ses solistes, tout en étant très exigeant pour les mouvements d'ensembles. Les thématiques qu'il aborde sont souvent universelles.


Œuvres principales
:

1955 : Symphonie pour un homme seul (Paris)
1957 : Sonate à trois (Essen)
1958 : Orphée (Liège)
1959 : Le Sacre du printemps (Bruxelles)
1960 : Boléro (Bruxelles)
1961 : Les Quatre fils Aymon (Bruxelles)
1964 : IXe Symphonie (Bruxelles)
1966 : Roméo et Juliette (Bruxelles)
1967 : Messe pour le temps présent (Avignon)
1968 : Bhakti (Avignon)
1971 : Chant du compagnon errant (Bruxelles)
1972 : Nijinski, clown de Dieu (Bruxelles)
1975 : Pli selon pli (Bruxelles)
1975 : Notre Faust (Bruxelles)
1977 : Petrouchka (Bruxelles)
1980 : Eros Thanatos (Athènes)
1982 : Wien, Wien, nur du allein (Bruxelles)
1983 : Messe pour le temps futur (Bruxelles)
1987 : Souvenir de Léningrad (Lausanne)
1988 : Piaf (Tokyo)
1989 : 1789… et nous (Paris)
1990 : Pyramide (Le Caire)
1991 : Tod in Wien (Vienne)
1992 : La Nuit (Lausanne)
1993 : M (Tokyo)
1995 : À propos de Shéhérazade (Berlin)
1997 : Le Presbytère… (Paris)
1999 : La Route de la soie (Lausanne)
2000 : Enfant-roi (Versailles)
2001 : Tangos (Gênes)
2001 : Manos (Lausanne)
2002 : Mère Teresa et les enfants du monde
2003 : Ciao Federico, en hommage à Fellini
2005 : L’Amour - La Danse
2006 : Zarathoustra
2007 : Le Tour du monde en 80 minutes
La flûte enchantée
Tchekov au bois dormant
Chorégraphies sur des chansons de Barbara et de Brel





(A lire sous: http://www.bejart.ch/fr/roman/index.php)
(Béjart à propos de Gil Roman)


Gil Roman et Jorge Donn

                                             























Marcel Imsand:

Le talent de Marcel Imsand a fait de lui l’un des photographes suisses les plus admirés. Sa recherche passionnée de l’intime et de l’authentique dans l’humain, nous la retrouvons dans ce très bel album, qui réunit une centaine de photographies noir/blanc de Maurice Béjart, l’artiste, le génial chorégraphe et danseur, mais aussi l’homme, l’ami. Autant de facettes du grand Béjart: la force de son tempérament, la pénétration de son regard clair, la précision de ses gestes lorsqu’il dirige les danseurs, l’intensité de sa passion. Béjart dévoilé comme jamais.

Par Arwen - Publié dans : recuerdos
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Lundi 12 novembre 2007

!!!




Louis Schwizgebel-Wang, jeune pianiste genevois. (voir sa biographie sur le net)
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Vendredi 26 octobre 2007

Dernier tome d'Harry Potter sorti aujourd'hui en français...je me demande quand est-ce que j'aurai le temps de le lire...




Par Arwen - Publié dans : recuerdos
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Mardi 2 octobre 2007
Rien à dire...enfin si beaucoup mais pas le temps...donc j'écris juste ces qq lignes pour "maintenir" mon blog à jour ;-) pas qu'il disparaisse de la circulation!
Par Arwen - Publié dans : recuerdos
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Lundi 11 juin 2007
Samedi 12 mais à 19h (jusqu'à 22h!)  Roméo et Juliette par le Stuttgart Ballet


"Les Neuchâtelois ont un privilège que les Vaudois et les Genevois n'ont plus: l'accueil annuel d'une grande compagnie de ballet." La 7ème saison du Passage ne démentira pas ce que Jean-Pierre Pastori écrivait dans 24heures, en février dernier, los des représentations d'Onéguine l'an dernier. Grâce au soutien de la fondation Elysium, le Stuttgart Ballet est de retour avec une autre pièce ayant bâti sa légende, Roméo et Juliette. Inspiré de l'oeuvre de Shakespeare, ce ballet en 3 actes a été crée en 1962 par John Cranko. Magnifiant l'amour et la jeunesse de amants de Vérone, il se distingue par sa richesse en rôles de solistes, qui permet de montrer l'étendue des talents de nombreux danseurs. Il n'est pas étonnant que cette chorégraphie ait été reprise par plusieurs compagnies, dont le Ballet nacional du Canada et le Ballet de la Scala, à Milan. Intansifiant le drame sans jamais faire de l'ombre à la chorégraphie, les décors et les costumes sont signés Jürgen Rose, comme pour Onéguine.

Puisque je n'ai pas le temps d'écrire un blabla et que c'était en mais alors qu'on est déjà en juin, je mets quelques photos! En tout cas j'ai rarement vu un spectacle si beau! C'est une grande compagnie connue et d'un niveau exceptionnel, quelque chose qu'il faut avoir vu dans sa vie, eh oui!!! ;-) Les costumes et les décors sont aussi merveilleux. J'ai vraiment adoré!!!!!! Et n'oublions pas que la musique est signée PROKOFIEV! :-)))))))))




                                                          Elizabeth Mason (Juliette)
     
 







Marijn Rademaker (Roméo)
















Par Arwen - Publié dans : recuerdos
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